strategies for broadening access to post-secondary education

 

Résumés

Titre

Politiques en matière d’accès à l’éducation : comparaison des stratégies d’ouverture de l’accès à l’éducation au Royaume-Uni et aux États‑Unis

Présentateur

Graeme Atherton, Sarah Adibi

Organisation

Aimhigher Central London Partnership

Pays concernés

Royaume‑Uni, États‑Unis

Résumé

Cette communication décrira les principes et les défis généraux liés à l’élaboration et à la mise en œuvre des stratégies nationales de changement visant à accroître l’accès des groupes sous-représentés à l’éducation postsecondaire. On y fera la comparaison entre le projet Aimhigher en Angleterre et les programmes TRIO aux États‑Unis. Le projet Aimhigher est un partenariat entre écoles, collèges d’enseignement pour les plus de 16 ans et universités, regroupés géographiquement dans l’ensemble de l’Angleterre, qui s’adresse aux étudiants de moins de 18 ans et qui n’a été lancé qu’en 2001. Les programmes TRIO ont commencé à la fin des années 1960 et visent la collaboration des universités pour offrir un éventail de services de soutien beaucoup plus vaste à une clientèle étudiante élargie. Bien qu’ils soient implantés partout aux États-Unis, ils ne sont pas gérés par l’État de la même façon qu’au Royaume-Uni et n’ont pas le même rayonnement géographique général. Chaque approche a un historique, une structure et un contexte de fonctionnement très différents. Toutefois, malgré ces différences, les objectifs et les méthodes de chaque projet sont similaires, tout comme les défis qu’ils doivent relever. La communication débutera en situant la question de l’ouverture de l’accès à l’éducation dans le contexte général de la théorie en matière de politiques publiques. Par la suite, y seront présentées les expériences de chaque pays, en mettant l’accent sur les interactions entre le gouvernement, les responsables de l’application des politiques à l’extérieur du gouvernement et les établissements/organismes d’enseignement, en particulier les établissements d’enseignement postsecondaire. Suivront des exemples des similitudes fréquentes entre les pratiques appliquées « sur le terrain ». Puis, on expliquera comment les politiques et la pratique dans chaque pays peuvent être comprises dans un contexte théorique. Enfin, on fera valoir pourquoi les stratégies nationales de changement doivent être élaborées compte tenu des structures d’incitation de divers intervenants et pourquoi elles ne doivent pas être appliquées isolément. Au chapitre de la mise en œuvre, la nature politique de l’élargissement de l’accès est fondamentale et doit être prise en considération dans les décisions et les agissements des praticiens. Cette communication, en comparant et analysant les principes généraux saisis dans un contexte théorique, présentera des idées qui sont facilement transférables aux autres pays.


Titre

Collaborations et partenariats : réintégrer la notion de « communauté » dans les collèges communautaires

Présentateurs

Ian Smith, Sabra Desai

Organisation

Humber College

Pays concerné

Canada

Résumé

Le Humber Institute of Technology and Advanced Learning est situé dans le secteur nord-ouest de Toronto, communément appelé Rexdale (quartier 1). Rexdale abrite quelque 63 000 résidents et compte parmi les secteurs hautement prioritaires identifiés par l’administration municipale de Toronto, car il se compare défavorablement aux autres quartiers de la ville relativement à plusieurs indicateurs. Par exemple, 27,2 % des résidents âgés de 20 ans et plus à Toronto ont un baccalauréat ou un diplôme d’études supérieures, contre seulement 12,8 % des résidents de Rexdale. Au chapitre du niveau de revenu, dans le quartier 1, le revenu du ménage moyen s’élève à 53 800 $, comparativement à 69 000 $ à Toronto.
Le quartier Rexdale reçoit de plus en plus d’immigrants et de réfugiés d’origines et de langues diverses. Sous plusieurs aspects, c’est une communauté de classe ouvrière dynamique, mais qui est minée par la pauvreté, le sous-emploi, le chômage, un faible niveau de scolarité, la drogue, les gangs de rue et la violence. L’extrait suivant d’une lettre publiée dans la section « courrier du jour » du Toronto Star donne un aperçu saisissant de la situation de désespoir qui sévit à Rexdale :
Je vais vous donner une idée de notre existence. Nos professeurs (au secondaire) étaient au bout du rouleau. La plupart voulaient autant que nous quitter à tout prix le secteur à la fin de la journée, or eux ils pouvaient le faire. Nos écoles étaient sous-financées et laissées pour compte. La seule chose que nous avons apprise, c’était que nous n’avions aucune valeur aux yeux de notre pays. Certains d’entre nous étaient doués. D’autres étaient de vrais athlètes. D’autres encore étaient drôles. Nous avions tous quelque chose à offrir individuellement. Mais nos parents sont restés confinés à Rexdale. Nos frères et sœurs aînés se sont tournés vers la violence pour survivre. Et la police nous a pris comme cible. (Essayez donc de vivre à Rexdale, 2000) [traduction]

L’urgence d’agir a été exacerbée par la constance des échecs et des décrochages des étudiants provenant des communautés marginalisées et particulièrement « ostracisées » dans le système d’éducation. L’éducation joue de toute évidence un rôle clé afin de répondre aux besoins de la communauté de manière durable. Les organismes communautaires comme Rexdale Microskills, Pathway to Education et le YMCA, entre autres, ont créé des partenariats avec le Humber College afin de mettre en œuvre les programmes d’éducation essentiels à la communauté de Rexdale. La nécessité d’agir est également claire pour les parents; par exemple, un groupe de parents de Rexdale a créé la Jamestown Coalition et a demandé au Humber College de l’aider à bâtir un avenir meilleur pour leurs enfants. En fonction des besoins et des aspirations des parents de la coalition à l’égard de leurs enfants, le Humber College a élaboré le Capacity Building Program (programme de développement des capacités) qui a grandi et a permis non seulement de rendre l’éducation postsecondaire accessible aux adultes qui n’avaient pratiquement aucun espoir de s’inscrire au collège, mais également d’aider les organismes communautaires à offrir de manière durable des programmes d’éducation aux étudiants difficiles à atteindre pour les aider à accroître leur motivation et améliorer leur expérience générale de l’école.

Dans notre communication, nous souhaitons décrire les raisons qui sous-tendent le Capacity Building Program du Humber College et expliquer comment cette initiative s’est développée pour aider à améliorer la viabilité des organismes communautaires qui déploient tous les efforts pour combattre le découragement, les difficultés, la marginalisation et les inégalités en éducation. En accord avec sa mission, ses valeurs et priorités, ainsi qu’avec la stratégie de développement social de la Ville, le Humber College réintègre la « communauté » dans les collèges communautaires grâce à des collaborations et des partenariats créatifs. Créer un équilibre entre un milieu progressiste axé sur l’étudiant et les besoins du marché afin de bâtir des communautés saines, sécuritaires et viables s’inscrit dans la vision du Humber College en ce qui a trait à l’économie du savoir du 21e siècle.

Titre

Ne pas perdre de vue l'objectif : outils de gestion de carrière qui accroissent la persévérance scolaire et la participation des étudiants

Présentateurs

Roberto Figueroa; Nathalie Martin

Organisation

Enjeux Carrière Inc. Services de gestion de carrière

Pays concerné

Canada, États‑Unis

Résumé

Vous apprendrez comment plusieurs collèges communautaires au Canada et aux États‑Unis emploient des outils de gestion de carrière afin de catalyser la capacité des services aux étudiants d’améliorer la persévérance scolaire et la participation des étudiants. Ces outils procurent un cadre pratique aux orienteurs, enseignants, conseillers et parents pour aider les étudiants à faire des choix de carrière éclairés.

Les outils CARISM® ont été mis en place initialement par Heinz Endowments (fondation importante aux États-Unis) dans les collèges communautaires du sud-ouest de la Pennsylvanie en 2005. Ces outils ont permis à la fondation de mener à bien son objectif de créer un avantage concurrentiel régional en matière de capital humain. L’objectif consistait à accroître le volume total du développement de carrière dans la région, étant donné le nombre insuffisant de conseillers en orientation pouvant rencontrer individuellement les étudiants des collèges communautaires. Après 15 mois de mise à l’essai, les outils ont permis d’accroître la persévérance des étudiants dans les collèges communautaires.

Ces outils sont appliqués dans divers programmes de réussite pour les étudiants, notamment une semaine d’orientation, des projets en classe portant sur la carrière, la planification de carrière, ainsi que des formations sur la réussite professionnelle, des ateliers pour les étudiants, des séances de counseling et un groupe de discussion ouverts, comme Pizza & Career Talk. Ces programmes s’adressent à un vaste éventail d’étudiants, dont les étudiants de première génération, les travailleurs adultes, les parents uniques, les personnes à faible revenu et les personnes ayant des troubles de développement.
Nous présenterons les outils CARISM® et leurs applications actuelles dans divers collèges communautaires et nous décrirons les pratiques actuelles et les résultats des recherches. L’exposé portera sur les résultats scolaires, et les résultats des sondages menés auprès des étudiants qui ont participé aux différentes activités seront distribués. Une recherche-sondage menée dans un projet permettra de comparer les résultats des étudiants utilisant les outils CARISM® à ceux des étudiants qui n’ont pas participé au programme. Cette recherche montre comment les outils créent une différence importante dans la vie des étudiants, car ces derniers sont plus motivés à compléter leurs études, mieux préparés à fixer des objectifs de carrière clairs et plus enclins à contribuer à leur communauté.

Cette séance s’adresse aux directeurs des services de soutien aux étudiants, aux directeurs des services d’orientation, aux membres de la direction des fondations, aux orienteurs et aux conseillers préoccupés par la persévérance scolaire et la motivation des étudiants à réaliser des objectifs de carrière réalistes.

Titre

L’union fait la force : approche coopérative des universités d’Irlande pour ouvrir l’accès à l’éducation postsecondaire

Présentateurs

Aine Galvin, Fiona Sweeney, Grace Edge

Organisations

Irish Universities Association; University College Dublin; Trinity College

Pays concerné

Irlande

Résumé

L’économie irlandaise a connu la croissance la plus rapide et a été sans doute la plus prospère en Europe au cours de la dernière décennie. Cette prospérité est en grande partie attribuable à des investissements massifs par les multinationales étrangères de haute technologie et à la disponibilité d’une main‑d’œuvre très scolarisée et en croissance. L’Irlande a une histoire plutôt récente en matière d’éducation postsecondaire « de masse ». Toutefois, l’accès a été réparti inégalement entre les groupes socioéconomiques, moins de 2 % des étudiants des universités réputées provenant des groupes de travailleurs manuels spécialisés et non spécialisés au début des années 1990. Les résultats insuffisants au secondaire et les faibles taux de progression vers l’éducation postsecondaire affichés par les étudiants issus de la classe ouvrière constituent les deux facteurs principaux influant sur leur participation.

En l’absence d’une stratégie nationale pour résoudre le problème, les universités d’Irlande ont trouvé elles-mêmes des solutions locales. À la fin des années 1990, les programmes d’accès se sont développés (selon une approche ascendante) dans chacune des soixante‑dix universités, en partenariat avec les écoles et les communautés défavorisées. Ces programmes offrent maintenant une gamme de services de soutien, de l’école jusqu’au diplôme universitaire, dont les éléments principaux sont :

  • Motivations des aspirations
  • Communication d’information / orientation
  • Plans d’admission supplémentaire
  • Soutien de la transition vers les programmes d’études postsecondaires et de la réussite dans ces programmes.

Cette communication porte principalement sur la Higher Education Access Route (HEAR) – mécanisme d’admission supplémentaire élaboré conjointement par sept établissements d’éducation postsecondaires (EEP) d’Irlande, qui a donné lieu à une augmentation de 500 % de la participation des groupes cibles sur une période de cinq ans (2000-2005). HEAR est essentiellement un projet d’action positive. Des places sont réservées dans les EEP pour les groupes sous-représentés et les candidats ne sont pas tenus de satisfaire à des critères d’excellence pour être admis. Le rendement des étudiants des écoles secondaires est évalué dans le contexte de leurs acquis et de leurs possibilités de réussite jusqu’à maintenant. Des cas exemplaires illustrant l’incidence positive du mécanisme HEAR ont été relevés à différents niveaux, notamment : des témoignages d’étudiants, la transformation de toute une école et le changement radical du contingent étudiant dans certaines facultés professionnelles.

Malgré la réussite de la HEAR jusqu’à maintenant, des mesures sont prises pour remanier le mécanisme. Les universités évaluent actuellement la possibilité d’intégrer le mécanisme actuel d’admission supplémentaire au système d’admission principal (national). Les résultats prévus comprennent l’application d’indices de désavantage nationaux, la gestion et les rapports de données de qualité supérieure, et l’intégration / la simplification des procédures et politiques d’accès/admission dans les autres systèmes nationaux.


Titre

Les établissements autochtones dans une économie en expansion

Présentateur

Lu Ann Hill

Organisation

Aboriginal Institutes’ Consortium

Pays concerné

Canada

Résumé

Les établissements autochtones sont essentiels pour permettre aux Autochtones de contribuer à la croissance économique du Canada et d’en tirer les avantages. Les établissements postsecondaires autochtones au Canada ont perfectionné des méthodes pour attirer et maintenir les effectifs d’étudiants autochtones et faciliter leur réussite dans les programmes postsecondaires. Ils jouent un rôle de premier plan pour combler l’écart entre les Autochtones et les Canadiens sur le plan de la réussite scolaire.

Les établissements autochtones ont été créés pour répondre aux besoins précis et particuliers des étudiants autochtones et, à ce titre, ils ont accru l’accès à l’éducation et à la formation postsecondaires des étudiants partout au Canada. Il est important de se rappeler que des barrières législatives à l’éducation postsecondaire ont été en vigueur jusqu’en 1951. Le premier établissement d’enseignement autochtone a été fondé en 1971 et a donné naissance à un mouvement national qui a démontré sa capacité à répondre aux besoins en éducation et en formation postsecondaires des Autochtones.

Cette communication comprendra une présentation des établissements autochtones en Ontario et dans les autres provinces et territoires du Canada. On y présentera les stratégies et les pratiques concluantes, conçues et élaborées par les établissements autochtones, qui ont entraîné une augmentation de la réserve de main‑d’œuvre qualifiée et instruite.
Elle présentera également un aperçu des défis qui attendent les établissements autochtones, de même qu’une analyse des dispositions qui limitent inutilement la stabilité, la croissance et le développement des capacités des établissements autochtones. En conclusion, on proposera une modification des politiques pour atténuer les barrières et les restrictions à la réalisation du grand succès qu’ont connu les établissements autochtones.

À une période où le Canada doit trouver les ressources humaines pour former une main-d’œuvre éduquée et qualifiée, la réussite des établissements autochtones est un facteur de motivation pour les jeunes Autochtones (la population connaissant la croissance la plus rapide au Canada) qui pourront combler une partie de la pénurie de main-d’œuvre. Le gouvernement du Canada peut jouer un rôle positif dans le changement! Il a une occasion exceptionnelle de favoriser le potentiel des établissements autochtones de soutenir une économie en expansion.

Titre

Les groupes d’étudiants sous-représentés à l’Université Laurentienne – Description, interventions et résultats

Présentateurs

Denis Mayer, Louis Mayrand

Organisation

Université Laurentienne

Pays concerné

Canada

Résumé

L’Université Laurentienne offre des programmes de premier cycle et de cycles supérieurs aux habitants du Nord-Est ontarien et d’ailleurs. L’Université se démarque pour l’accessibilité et l’excellence de ses programmes d’études ainsi que pour son enseignement et sa recherche et constitue l’une des deux seules universités bilingues du Canada (français et anglais) ainsi qu’une des rares universités du pays à s’adresser spécifiquement à trois cultures (les Autochtones, les francophones et les anglophones). L’Université Laurentienne attire un grand nombre d’étudiants appartenant aux groupes sous-représentés, notamment un nombre considérable d’étudiants de première génération et d’étudiants adultes ou issus des communautés rurales du Nord qui veulent poursuivent leurs études.

Dans notre présentation, nous nous intéresserons à plusieurs de ces groupes d’étudiants. Après avoir exposé les caractéristiques démographiques générales du territoire desservi par l’Université, nous montrerons l’importance et les particularités des étudiants autochtones, francophones et de première génération au sein de la population étudiante de l’Université Laurentienne. Nous comparerons ensuite leurs caractéristiques à celles des étudiants d’autres établissements ontariens et expliquerons pourquoi l’Université Laurentienne se trouve à l’avant-garde en matière de recrutement et d’éducation des populations d’étudiants sous-représentées.

Nous présenterons également les initiatives et les interventions menées par l’Université Laurentienne à l’intention des Autochtones, des francophones et des étudiants de première génération. Ainsi par exemple, l’Université Laurentienne 1) a multiplié ses programmes de premier cycle en tenant compte des perspectives et des contributions autochtones, 2) a augmenté le nombre de ses employés autochtones dans les secteurs des programmes et des services, 3) a créé un Bureau de transition à la vie universitaire pour soutenir les étudiants qui présentent des risques d’échec scolaire, 4) a créé un programme de mentorat destiné aux étudiants qui rencontrent des difficultés après une ou deux années d’études au sein de l’Université 5) et a renforcé ses conseils en matière d’aide financière et impliqué le corps professoral pour aider les étudiants à s’adapter à l’université et améliorer l’ensemble de leur vie étudiante.

Nous exposerons brièvement les données d’enquête préliminaires qui décrivent séparément la participation des étudiants des groupes sous-représentés et des autres groupes. Nous récapitulerons les initiatives de l’Université Laurentienne en matière de recherche, de suivi et d’amélioration des résultats scolaires des groupes d’étudiants sous-représentés sélectionnés.

Titre

Faciliter l’accès aux grandes universités : comment les collèges préparatoires dans quatre pays atteignent leur objectif

Présentateurs

Catherine Millett; Michael Nettles

Organisation

Educational Testing Service

Pays concernés

États-Unis; Irlande; Royaume-Uni; Afrique du Sud

Résumé

Au 21e siècle, les discussions sur la participation et l’équité ont beaucoup évolué, de la question de l’ouverture de l’accès aux études universitaires (problème quantitatif) à la question du renforcement de l’accès aux études dans des universités en particulier (problème qualitatif). En effet, tout le monde s’accorde pour constater que l’obtention d’un diplôme de Harvard (États-Unis), d’Oxford (Grande-Bretagne), de Trinity College (Irlande) ou de Witwatersrand (Afrique du Sud) offre des avantages tout au long de la vie (des salaires élevés, d’excellentes possibilités de carrière ou d’entrée dans des réseaux sociaux). Dans quatre pays, des écoles, des universités et des organisations philanthropiques travaillent de concert pour étendre la participation des étudiants des écoles secondaires traditionnellement sous-représentés dans l’enseignement supérieur (les minorités ethniques, les immigrants, les étudiants issus de familles à faible revenu, les étudiants de première génération ou provenant de régions défavorisées au regard du système scolaire) dans les meilleures universités. Le programme intitulé Developing High-Potential Youth (DHPY) fondé par la Goldman Sachs Foundation (GSF) soutient les organisations qui s’efforcent de corriger cette situation aux États-Unis, en Irlande, en Angleterre et en Afrique du Sud. Chacune des organisations qui adhèrent au programme DHPY conçoit et met en place un programme de préparation à l’université adapté aux besoins scolaires et sociaux de ses étudiants. Tous les programmes sont différents. Au cours de notre présentation, nous passerons en revue les différentes activités proposées et examinerons les résultats actuels du programme.

L’évaluation du programme nous amène à nous poser les questions suivantes : 1) Quels sont les moyens les plus efficaces pour atteindre l’objectif final : être accepté dans une grande université? 2) Comment pouvons-nous démontrer que certains étudiants ne seraient pas entrés dans les grandes universités sans le soutien du programme DHPY? Nous présenterons des analyses descriptives qui rendent compte des caractéristiques et des antécédents des étudiants, de l’expérience vécue par les parents et les étudiants à l’égard des programmes, des rendements scolaires, des réussites personnelles et des inscriptions universitaires. Nous exposerons également les points de référence nationaux et les données de comparaison que nous avons pu obtenir. Jusqu’à aujourd’hui, plus de 3 000 étudiants ont participé au programme et parmi les étudiants qui ont franchi l’étape de l’admission, 75 % d’entre eux ont intégré les meilleures universités. Enfin, nous montrerons le rôle joué par la fondation Goldman Sachs (GSF) pour renforcer la capacité de fonctionnement de chacune des organisations.

L’éducation des jeunes doués et prometteurs revêt une importance mondiale. Dans le contexte actuel de la mondialisation, la main d’œuvre est internationale. La grande variété des expériences, des talents et des compétences pourra contribuer à une nouvelle étape du développement économique, politique, social et artistique.

Titre

Accès des étudiants issus de milieux défavorisés aux études supérieures en Irlande : le « principe pousser/tirer »

Présentateur

Ann O’Brien

Organisation

National University of Ireland, Maynooth

Pays concerné

Irlande

Résumé

Dans le présent article, nous suivrons l’évolution des politiques employées en Irlande, depuis le milieu des années 1990, pour étendre la participation aux études postsecondaires des membres de groupes sous-représentés et nous nous concentrerons sur les étudiants issus de milieux socioéconomiques défavorisés, les étudiants adultes et les étudiants handicapés. Nous nous intéresserons aux cadres historiques, politiques et sociaux qui ont guidé les initiatives irlandaises et retraçerons les travaux de recherche qui ont influencé ces initiatives pour étendre l’accès aux études supérieures.

Nous présenterons l’évolution des initiatives en fonction des différentes politiques mises en place, les stratégies et les pratiques des établissements, les partenariats et les alliances stratégiques qui se sont formés et les tensions qui se manifestent actuellement entre l’élaboration des politiques et les pratiques mises en place. Les nouvelles initiatives se sont efforcées de sensibiliser les gens au sein des établissements aux questions de pouvoir, de culture, de diversité, d’enseignement et de styles et types d’apprentissage. Le personnel responsable de l’accès/équité semble pouvoir jouer un rôle déterminant pour lancer le débat et devenir le fer de lance du changement. Par conséquent, les partenariats et le dialogue comptent beaucoup, non seulement pour assurer la promotion de l’équité au sein des établissements et des salles de conférence, mais également pour élaborer des politiques égalitaires efficaces à l’échelle locale et nationale.

Nous examinerons également dans cet article la situation en matière d’accès aux études au Royaume-Uni et aux États-Unis en vue d’établir une analyse comparative des progrès réalisés dans le domaine de la participation aux études postsecondaires en Irlande au cours des vingt dernières années.

Titre

Élaboration d’un programme éducatif par l’intégration de la culture autochtone à la pratique et à la théorie pédagogiques

Présentateurs

Mike Stuhldreier, Marti Ford

Organisation

Red River College

Pays concerné

Canada

Résumé

La proportion des Autochtones augmente dans la population canadienne. En 2001, 976 305 personnes se déclaraient membres d’un groupe autochtone, soit une augmentation de 22,2 % par rapport aux 799 010 personnes autochtones recensées en 1996. En comparaison, la population non autochtone n’a progressé que de 3,4 % entre 1996 et 2001.

Pour répondre aux besoins des étudiants autochtones, l’enseignement postsecondaire doit adopter une approche holistique et dépasser les simples mesures symboliques tout en respectant la culture autochtone. « Le système d’éducation postsecondaire ne correspond ni aux perspectives, traditions, et valeurs autochtones, ni à la diversité des communautés ou aux différences de styles d’apprentissage des étudiants autochtones. » (Idem) Une éducation culturellement adaptée, même sans être idéale, permettrait d’éviter ces écueils.

Nous proposons un modèle d’élaboration de programmes qui intègre les théories et les pratiques pédagogiques en vigueur conformes à la vision autochtone du monde. Ce modèle rassemble la taxonomie de Bloom et la roue médicinale et recommande un cadre de travail pour l’élaboration d’un programme d’études postsecondaires à la fois adapté à la culture autochtone et fondé sur des théories et pratiques pédagogiques éprouvées.
Par ailleurs, cette intégration de la théorie à la culture et aux modes d’apprentissage des autochtones permettra aux concepteurs de programmes d’envisager les processus d’enseignement et d’apprentissage de façon globale, en accord avec la vision de nombreux peuples autochtones au Canada, en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.

Nous exposerons un modèle de cadre de travail pédagogique fondé sur la roue médicinale, modèle conçu en collaboration avec les aînés du Red River College. Grâce à leur rôle actif dans la conception de programmes d’études culturellement adaptés, les établissements postsecondaires peuvent faciliter la transition à l’éducation supérieure des Autochtones au Canada en s’assurant que la culture autochtone est prise en compte au moment de la conception et de l’élaboration (ou de la réadaptation) des programmes, et non pas seulement ajoutée aux programmes existants. Nous montrerons finalement que le modèle proposé n’avantagera pas seulement les étudiants autochtones mais aussi l’ensemble des étudiants qui entament des études supérieures puisqu’il est axé sur le développement global de la personne plutôt que sur ses seules capacités cognitives.

Titre

Urban Campus Partnership: un modèle novateur pour renforcer l’accès à l’enseignement postsecondaire au cœur du centre ville de Calgary

Présentateurs

Anna Kae Todd, Carol Stewart, Greg McKenzie

Organisations

Bow Valley College; Université de Calgary; Conseil scolaire de Calgary

Pays concerné

Canada

Résumé

Le Urban Campus Partnership (UCP) répond directement à la demande du gouvernement de l’Alberta qui souhaiterait que les établissements réfléchissent à des moyens pour augmenter leur capacité et collaborer plus étroitement au renforcement de l’accès aux études postsecondaires. Il s’agit d’une approche globale et novatrice pour traiter les problèmes permanents de la participation, de la capacité, des taux de réussite à l’école secondaire ainsi que des taux de participation aux études postsecondaires et créer des possibilités d’apprentissage en cours de carrière et tout au long de la vie dans le but de répondre aux besoins de notre province et ainsi augmenter notre qualité de vie.

La présente intervention est axée principalement sur les aspects du partenariat (UCP) qui favorisent l’accès à l’éducation postsecondaire des groupes sous-représentés. Cet objectif éducatif est motivé par des impératifs économiques et sociaux dans le but de renforcer la cohésion sociale et l’égalité. Les recherches montrent que même dans les pays où les taux de participation aux études postsecondaires sont élevés, les différents segments de la société présentent des écarts en matière d’accès et de participation. Parmi les groupes sous-représentés dans le paysage postsecondaire à Calgary figurent les immigrants de fraîche date, les Autochtones, les familles à faible revenu, les étudiants de première génération et les travailleurs sous-employés. Outre l’importance de la barrière financière, d’autres obstacles existent, tels que la langue, la culture et la classe sociale social.

Localisation, localisation, localisation!... Afin de tirer parti de la possibilité pratique et rentable de regrouper les établissements, les programmes et les ressources au coeur d’un nouveau projet de construction au centre ville de Calgary, les partenaires du UCP travaillent de concert avec la Ville de Calgary et le gouvernement provincial pour financer et aménager un nouveau campus qui regroupe plusieurs établissements et qui offre un mélange unique de service communautaire et expérientiel et de formes d’apprentissage alternatives.

Fruits de cette collaboration, les programmes et les cours qui seront offerts par les partenaires du UCP tiendront compte des différents âges, stades de vie, antécédents scolaires et compétences des futurs étudiants qui se partageront le campus. L’enceinte universitaire du campus urbain accueillera plus de 15 000 étudiants apppartenant aux différents établissements partenaires. Le campus urbain concerne d’abord et avant tout les étudiants et leurs lieux de vie, de travail, de divertissement et d’études. Au cœur de cette vision de service aux étudiants, les partenaires souhaitent être en mesure d’améliorer l’accès aux études postsecondaires et de répondre aux besoins des étudiants actuellement sous-représentés.

Le nouveau campus représente une occasion unique de renouveler les programmes et dispenser un enseignement à la communauté, avec la communauté et pour le bien de la communauté. Le campus offre également l’occasion à chacun des établissements qui participent au Urban Campus Partnership de se renouveler.

Titre

Engagement et responsabilisation : trouver de nouvelles voies de progression dans l’éducation supérieure en Écosse – deux cas de figure

Présentateurs

Lindsay Ann Hewitt

Organisations

The Open University of Scotland

Pays concerné

Écosse

Résumé

Le taux de participation aux études supérieures atteint 50 % en Écosse. Cependant, des écarts demeurent entre les groupes à faibles revenus et les étudiants les plus démunis quant à l’accès. Par exemple, 14,2 % des étudiants inscrits en premier cycle dans les collèges et les établissements d’enseignement supérieur sont issus du quintile inférieur des régions pauvres.

Cette présentation par The Open University of Scotland, spécialisée dans l’enseignement à distance, décrit un modèle transférable visant à intégrer les étudiants de première génération issus de groupes sous-représentés au postsecondaire.

  • De nouvelles voies vers les EPS : travailler en partenariat avec les organisations communautaires afin de développer des modèles de recrutement, de rétention et de progression viables et souples pour les étudiants qui entreprennent des études postsecondaires dans les régions rurales d’Écosse. 
  • Des chances pour les locuteurs de l’ALA (Anglais langue aditionnelle)  : travailler en partenariat avec les programmes d’intégration (Bridges Programs - Glasgow) pour offrir aux réfugiés intéressés par les études postsecondaires des sessions d’information sur les programmes.

Au cours de cette présentation, nous examinerons :

  • la mesure dans laquelle les capacités développées grâce au travail communautaire associées aux expériences de travail et de vie contribuent au succès dans les études de premier cycle;
  • la complexité des parcours d’apprentissage des étudiants adultes dans leur cheminement pour obtenir un diplôme;
  • la dimension affective de la transition;
  • les manières dont chacun des trois modèles ouvre des voies pour progresser jusqu’au collège et à l’université, dans des régions ciblées, grâce à des mesures et des politiques adaptées.

Le contexte et les groupes visés par les modèles décrits ci-dessus varient, mais dans tous les cas, le processus d’élaboration illustre l’importance du rôle joué par les collèges et les universités dans l’amélioration de l’accès aux études supérieures des étudiants issus de groupes sous-représentés. L’action sociale et l’intervention précoce ne suffisent pas. Le travail en partenariat avec la communauté montre qu’il est essentiel de faire preuve de souplesse pour élaborer les programmes et soutenir les étudiants, tout comme il est indispensable de définir les voies de progression pour garantir la réussite des étudiants tout au long de leur parcours.

 

Titre

Une initiative nationale réussie aux États-Unis pour faciliter les transitions de l’étudiant

Présentateur

Laurance (Larry) Warford

Organisation

League for Innovation in the Community College

Pays concerné

États-Unis

Résumé

Le College and Career Transitions Initiative (CCTI) est un projet novateur de cinq ans lancé en 2001 et financé par le Department of Education des É.U. (Office of Vocational and Adult Education). Cette initiative est gérée par la League for Innovation in the Community College, un organisme international voué au progrès des collèges communautaires. Conçu pour générer des partenariats entre les écoles secondaires, les collèges communautaires, les 4-year colleges, les universités et le monde des affaires, ce projet est axé sur la création de programmes d’études orientés vers la carrière. Au cours de ces programmes qui commencent en 9e année, les étudiants prennent part à des cours successifs rigoureux, universitaires et techniques, en parallèle avec d’autres expériences éducatives. Cela les amène soit à un certificat, soit à un grade d’associé ou à des diplômes plus avancés. Ces études sont conçues pour les mener vers des emplois bien rémunérés et pour lesquels la main-d’œuvre est en demande sur le marché régional du travail.

Le but du CCTI est de renforcer le rôle de facilitateur du collège communautaire dans la transition de l’étudiant entre le secondaire et le postsecondaire puis le marché du travail et de l’aider à améliorer ses résultats scolaires tant au secondaire qu’au postsecondaire. Dans cette optique, 15 collèges communautaires, sélectionnés par concours, ont été appelés à développer des partenariats et à créer des démarches et des programmes pouvant servir de modèles à d’autres, dans cinq domaines.

Chacun des collèges participants a développé avec ses partenaires une série de stratégies pour aborder les cinq objectifs du CCTI :
diminuer le besoin de remédiation des étudiants au niveau postsecondaire;
augmenter les inscriptions et la persévérance au postsecondaire;
améliorer les résultats scolaires et les compétences aux deux niveaux;
augmenter le nombre des diplômes postsecondaires, certificats et autres diplômes reconnus;
améliorer l'accès à l'emploi ou à l’éducation plus poussée.

Le succès des quatre premières années de cette initiative a grandement dépassé les attentes. La coopération de tous les systèmes éducatifs ainsi que du monde des affaires a conduit à une réduction de 50 % du taux de remédiation postsecondaire et a permis de doubler le nombre d'étudiants qui accèdent aux collèges et y restent. Les étudiants, parents, conseillers et membres des facultés font l’éloge du modèle unique du CCTI, et des modèles nationaux en ont même été créés pour les 81 différents parcours de carrière.

Aujourd’hui, une législation nationale exige la création d’un programme axé sur la carrière, et de nombreux États ont ainsi adopté l’exemple du CCTI.

Titre

Combler les écarts menant à l’Éducation postsecondaire (EPS) : Premières chances, Secondes chances, Rétention et Succès

Présentateur

Rona Abramovitch; O'Neil Edwards

Organisation

Ryerson University

Pays concerné

Canada

Résumé

Convaincue que l’éducation est vitale pour accroitre les chances de succès dans la vie, l’Université Ryerson s’est engagée à utiliser nos ressources en partenariat avec les écoles, les commissions scolaires, les agences communautaires et autres, afin d’encourager la poursuite des études postsecondaires et d’augmenter les possibilités de succès des jeunes marginalisés et des adultes qui n’auraient autrement jamais été en contact avec les EPS et n’en auraient jamais fait l’expérience.

Nous sommes engagés dans des initiatives visant à aider les étudiants marginalisés du secondaire et les jeunes qui participent à des programmes communautaires à bien aborder leur parcours scolaire dès leur première tentative.

Notre objectif est de modifier leurs attentes en ce qui concerne leurs possibilités d’achever leurs études secondaires pour qu’ils puissent envisager différentes options au postsecondaire et de les aider à atteindre leurs objectifs. Dans tous les cas, ces activités (mentorat, tutorat, démarche personnalisée, panels, etc.) sont menées par des étudiants de Ryerson qui ont vécu la même expérience que ces jeunes.

Nombreux sont les adultes qui n’ont pas les références nécessaires pour entrer dans des programmes d’EPS parce qu’ils n’ont pas terminé leur secondaire, sont restés loin des études pendant une période prolongée ou même ont eu des expériences d’étude négatives. Il se peut aussi qu’ils n’aient pas les moyens et n’ont que le temps de travailler pour faire face à leurs dépenses. Nous créons une série de points d’accès permettant à ces personnes d’acquérir les compétences dont ils ont besoin pour pouvoir démontrer qu’ils peuvent réussir en tant qu’étudiants de « seconde chance » à Ryerson. Nous fournissons également des conseils d’enseignement et d’assistance à ceux pour qui nos programmes ne sont pas tout à fait adaptés.

Pour les étudiants marginalisés ou issus de groupes sous-représentés qui s’inscrivent à Ryerson, nous offrons un programme triple de mentorat qui facilite la croissance personnelle et le développement du leadership, le rendement scolaire, et le succès dans leur carrière. L'accent est mis sur les étudiants qui sont les premiers dans leur famille à fréquenter l’université, sur les nouveaux Canadiens et sur ceux qui proviennent de communautés culturelles et linguistiques diverses.

Ce document décrira la structure du soutien aux nouveaux étudiants, la création de « secondes chances », et l’augmentation de la persévérance et des taux de diplomation. Il est axé sur des initiatives spécifiques et leur impact sur les étudiants et l’établissement, mais aussi sur l’importance de bâtir des partenariats communautaires en vue de travailler plus efficacement.

Titre

Au-delà de la responsabilité sociale et de la bonne volonté – analyse de la diversité et du succès des étudiants

Présentateurs

Kath Bridger; Jenny Shaw

Organisations

Kath Bridger Consulting Ltd.; University of Hull

Pays concerné

Royaume-Uni

Résumé

Maggie Woodrow écrit :

« Quelles que soient les stratégies d’ouverture prônées par les EES, celles-ci n’aboutiront qu’à des progrès limités d’inclusion sociale, à moins qu’elles remettent en question les approches traditionnelles d’admission et la culture traditionnelle de l’éducation supérieure. » (Woodrow, 2000)

Remettre en question « la culture traditionnelle » est au cœur d’une approche inclusive. Cela suppose un examen critique des traditions et méthodes institutionnelles et une remise en question des hypothèses sous-jacentes. Pour les établissements d’enseignement supérieur (EES), cela pourrait vouloir dire qu’il faut se demander si le statu quo présume que les étudiants ont des caractéristiques ou des origines qui ne sont pas directement en lien avec leur potentiel intellectuel.

Les répercussions sur les politiques, les stratégies et les pratiques des EES, en particulier aux plans de la pédagogie et du soutien aux étudiants, sont profondes. Une évolution dans le discours est nécessaire afin de gérer la diversité croissante des étudiants dans l’ensemble du secteur de l’enseignement supérieur si l’on ne veut pas désavantager ou marginaliser les groupes sous-représentés à l‘intérieur du système. Il faut adopter une nouvelle approche qui va au-delà de la compréhension que l'on a aujourd'hui de la participation élargie et de la diversité chez les étudiants pour envisager la manière dont les diverses populations étudiantes peuvent être accueillies, valorisées et perçues pour leur apport positif aux activités essentielles des EES. Nous croyons qu’une approche inclusive à tous les niveaux d’opérations et de services de l'établissement constitue une solution logique.

Au cœur de ce dossier d’analyse se trouve la notion de réussite de l’étudiant - s’assurer que le recrutement est équilibré par le souci d'assortir les étudiants au meilleur programme d’études, d’offrir un programme d’études qui encourage le succès de tous les étudiants, d’offrir des services universels qui conviennent à tous avec des services spécialisés sur une base individuelle, et surtout de reconnaître les avantages d’une population étudiante diversifiée et de bâtir dessus, ne serait-ce que pour l’expérience même de la vie d’étudiant.

Cette approche est valable partout au monde, car elle tient compte du fait qu'il n’existe pas de solution unique pour tous. Étant donné que les établissements d’études supérieures sont différents dans leur histoire, leur mission, leur emplacement, leur position dans le marché et leur contexte politique national, une approche qui englobe une participation élargie et une diversité étudiante doit tenir compte de tous ces facteurs. Une approche par une analyse de rentabilité fournit un cadre permettant aux établissements de tenir compte de leur contexte propre et de leurs priorités en développant une approche inclusive assurant la réussite de chacun.

Titre

Étendre les horizons : accroitre l’engagement de l’employeur à susciter des occasions de progrès dans le domaine de l’éducation

Présentateurs

Kevin Fisher; Elaine Fisher

Organisations

rFk Group; Bath University

Pays concerné

Royaume-Uni

Résumé

Dans l’arène politique du Royaume-Uni, on s’est rendu compte que lorsqu’on essaie d’étendre la justice sociale aux groupes sous-représentés, l’apprentissage pour l’apprentissage ne satisfait plus au bien-être économique de la nation. Tant au Royaume-Uni qu’ailleurs, l’engagement des employeurs est devenu le moyen de s’assurer que l’éducation et la formation au postsecondaire produisent des résultats. En plaçant l’employeur au centre des interventions, on espère que l’objectif social pourra se réaliser.

L’analyse critique des nouvelles initiatives traitée dans ce document évalue l’efficacité des organisations qui opèrent sous de nouvelles structures telles que des consortiums, des opérations de développement d’entreprises ou même de toutes nouvelles organisations démarrant dans le marché de l’éducation et de la formation. La relation est tendue entre les employeurs, l’enseignement complémentaire, l’éducation supérieure, les écoles et les organismes de formation. C’est au centre de cet environnement éducatif surpeuplé que se trouve l’apprenant, un employé, clé potentielle de l’atteinte des objectifs économiques, éducationnels et sociaux. L’expérience du Royaume-Uni profitera directement aux autres pays dans leurs efforts d’intégrer les objectifs économiques et la formation.

Plusieurs nouvelles initiatives examinées dans ce document ont exigé des efforts et un financement considérables pour enquêter sur les méthodes novatrices utilisées par les employeurs engagés dans l’éducation supérieure, sur la manière dont leurs employés développent leurs compétences et vont chercher de la formation. La réintégration des groupes sous-représentés est un défi, mais a néanmoins connu un certain succès – ce qui a ouvert la porte à de nouvelles questions.

Les synergies et les tensions créées par les politiques entre l’employeur, les établissements d’éducation supérieure et l’employé marginalisé présentent encore un défi aux chercheurs, aux décideurs politiques et aux établissements d’enseignement dans leur quête de solutions. L’élément qui contribue aux tensions est l’afflux de travailleurs immigrés qui offre aux employeurs potentiels une main-d’œuvre bon marché et des moyens d’éviter la formation de leur main-d’œuvre locale. On est en train d’examiner les moyens d’évaluer l’impact éducationnel et l’efficacité économique de ces initiatives.

Dans ce document, nous explorons les politiques et solutions pratiques – en soulignant les moyens qui ont été efficaces pour les organisations et les individus marginalisés impliqués dans la jonction entre l’éducation et le monde professionnel.

Titre

Accès réussi et rétention grâce à la négociation avec les communautés locales et les participants

Présentateurs

Rita Kop; Colin Trotman; Rysian Jones; Alyson Jenkins

Organisation

Swansea University

Pays concerné

Royaume-Uni

Résumé

Le département de l’éducation permanente des adultes de l’Université de Swansea collabore avec les communautés des régions de South West Wales & Valleys dans le Pays de Galles au Royaume-Uni. Ce département se concentre sur l’ouverture de l’accès à l’éducation supérieure par l’intermédiaire d’initiatives communautaires dont l’objectif est de changer tant l’offre que la demande dans le domaine des études. Son programme vise certaines des 100 communautés les plus défavorisées du Pays de Galles, selon le gouvernement gallois.

Le sondage Dysgu Cymru sur la scolarisation des adultes au Pays de Galles, effectué par le National Institute of Adult Continuing Education (NIACE) suggère que « le fossé de l’éducation » continue à se faire sentir dans les taux d’inscription plus faibles et les inégalités sociales persistantes. La capacité de proposer de nouvelles occasions d’apprentissage aux groupes socialement exclus, dont le niveau de participation a toujours été bas (et qui est actuellement en baisse dans les groupes sociaux les plus défavorisés), est cruciale si l’on veut accroitre leur présence au postsecondaire. Les inégalités sociales demeurent pareilles lorsqu’il s’agit d’éducation supérieure. Idéalement, l’éducation aux adultes doit être ouverte à une analyse « en fonction des besoins » et être le résultat de négociations avec les organisations et les participants. On arriverait ainsi à un programme d’enseignement négocié et des programmes bien étayés et pertinents. Des changements de stratégies d’enseignement et d’apprentissage sont nécessaires à la progression d’un programme d’enseignement où le tuteur est l’expert, à un programme d’apprentissage où l’étudiant prend une part active au processus et développe ainsi des aptitudes essentielles d’apprentissage et d’adaptation personnelle. La qualité de l’enseignement, les conseils, et le soutien d’autres étudiants sont essentiels à la persévérance.

La négociation est au cœur du progrès, et tant les apprenants que les organisations et les communautés sont encouragés autant à contribuer qu’à profiter des transformations qui surviennent dans la transmission du savoir et dans l’expérience de l’apprentissage. Ce document met l’accent sur l’expérience que nous avons acquise en négociant des changements dans les structures organisationnelles et en amenant une attitude positive envers l’apprentissage dans les communautés défavorisées. En utilisant des témoignages de recherche du programme communautaire de l’université de Swansea, qui évolue vers un diplôme obtenu à temps partiel, nous illustrerons l’interaction entre la diversité, le programme d’études, la pédagogie et le partenariat dans notre expérience de la négociation et de la transformation dans l’apprentissage. De plus, nous soulignerons les résultats du programme, les tensions qui existent dans le système éducatif et les obstacles qu’il faut surmonter pour parvenir au succès.

Titre

Approches de programmes intégrés à l’intention des étudiants sous-préparés : Un programme exhaustif pour l’accès et la réussite

Présentateurs

Harry Prats et Victoria Appatova

Organisation

University of Cincinnati

Pays concerné

États-Unis

Résumé

Pour encourager les élèves sous-préparés à entreprendre des études supérieures, il faut non seulement leur permettre d’y accéder, mais aussi leur offrir un système efficace de soutien pédagogique intensif une fois qu’ils sont admis dans un établissement d’enseignement postsecondaire. Depuis plus de vingt ans, la University of Cincinnati, aux États-Unis, offre un programme de premier cycle aux étudiants en cheminement spécial. Ceux-ci sont pour la plupart issus de milieux fortement défavorisés et de groupes minoritaires, ou proviennent de groupes présentant des besoins particuliers (étudiants de « première génération », étudiants handicapés, étudiants étrangers, étudiants de « la génération 1,5 », etc.). Cette séance portera sur la dynamique de diverses approches pédagogiques qui ont porté leurs fruits auprès de tous les groupes d’étudiants sous-préparés.

Partie importante du programme intensif de formation en alphabétisation des étudiants sous-préparés, les cours de lecture intégrés à d’autres disciplines feront l’objet d’une attention particulière. L’étude présentera les conclusions de deux décennies d’enseignement de la lecture efficace jumelée à diverses disciplines, telles que la psychologie, l’histoire de l’art, la justice pénale, la sociologie, l’initiation aux affaires, l’économie et les mathématiques.

La recherche portant sur l’efficacité des cours intégrés fait état de meilleurs résultats scolaires chez les étudiants ainsi qu’une amélioration aux plans du maintien aux études, de l’engagement, de la motivation et du développement intellectuel. Quant aux établissements, on y a entre autres noté un accroissement de l’éventail des approches pédagogiques, une révision du contenu des cours et un intérêt renouvelé pour la recherche.

Il sera aussi question des aspects suivants :
Aspect pédagogique des cours intégrés — Les présentateurs partageront des des échantillons de matériel pédagogique avec les participants, offriront des conseils pratiques et encourageront les membres de l’assistance à échanger avec eux.
Évaluation de l’efficacité des cours intégrés — Les présentateurs demanderont aux membres de l’assistance de réfléchir aux approches d’évaluation et aux données présentées au cours de la séance dans le but de suggérer d’autres mesures permettant d’évaluer l’efficacité des programmes intégrés.

Titre

Trouver le courage de dénoncer et d’annoncer : Une perspective autochtone internationale sur le développement de l’éducation

Présentateur

Kym Hamilton

Organisation

Ngati Kahungunu Iwi Inc.

Pays concerné

Nouvelle-Zélande

Résumé

Un document officieux intitulé NGO – friend or foe (Les ONG : amis ou ennemis?) a révélé que la quasi-totalité des agences et services gouvernementaux se comportent comme des agents de stabilité ou de continuité. De ce fait, ils ont tendance à résister au changement ou, du moins, à le ralentir, tandis que la raison d’être du secteur bénévole est de faire naître le changement, chez l’individu comme dans la société. Ce document soulignait aussi les perceptions communes que les deux parties entretiennent souvent l’une par rapport à l’autre, ainsi que les tensions, difficultés et gratifications inhérentes à leur collaboration.

Tout en négociant des ententes avec le gouvernement, le défi de notre organisation consiste à nous assurer que nos principes sont mis de l’avant. Nous devons aussi être vigilants afin que notre œuvre serve principalement les intérêts de nos membres et de notre peuple. Si nos actions permettent à la fois d’atteindre les buts du gouvernement et de la tribu Iwi, nous sommes alors en droit d’obtenir du financement public. Notre travail ne consiste pas à faire celui du gouvernement, mais bien plutôt à réaliser celui que ce dernier ne peut accomplir.

Prendre connaissance des plus importantes réalisations de notre mouvement pour la première enfance de langue maorie sur le plan de l’éducation et de ses retombées pour nos mères, nos grands-mères et les familles, ainsi que sur la participation de celles-ci au processus d’éducation.

Prendre connaissance de l’influence considérable de l’éducation supérieure tribale et maorie sur la participation des membres de la tribu à cette éducation supérieure.

Prendre connaissance d’une expérience collaborative entre une ONG autochtone et les autorités gouvernementales.

Connaître le rôle des familles et des relations tribales en tant qu’agent et facteurs de changement.

En savoir plus sur nos aspirations pour l’avenir ainsi que pour notre tribu Obtenir un exemplaire de notre plan d’éducation pour la tribu, de notre plan stratégique et de notre plan de revitalisation de notre langue.

Titre

Participer et persister : Une exploration des facteurs influençant la transition des élèves des milieux ruraux aux études postsecondaires

Présentateurs

Dale Kirby et Dennis Sharpe

Organisation

Memorial University of Newfoundland

Pays concerné

Canada

Résumé

À Terre-Neuve-et-Labrador, au Canada, environ 60 % de la population réside en milieu rural. Ce document porte sur les conclusions de deux récentes études sur le passage aux études postsecondaires d’étudiants issus d’un milieu rural dans cette province canadienne. On y compare en particulier les décisions et l’expérience d’étudiants dont les parents ne présentent pas d’antécédents d’études postsecondaires (étudiants dits « de première génération ») à ceux d’étudiants dont les parents ont entrepris des études postsecondaires (dits « de deuxième génération »).

La première étude s’est penchée sur les projets d’études postsecondaires d’élèves du secondaire en milieu rural. Si les études portant sur le choix d’un collège ont montré que les décisions en matière d’éducation postsecondaire des étudiants subissent l’influence de divers facteurs (rendement et capacités scolaires, attentes des parents; race et origine ethnique; statut socioéconomique), les travaux de recherche disponibles offrent peu de renseignements sur la façon dont les élèves des milieux ruraux sélectionnent un établissement d’études postsecondaires et sur le processus menant à ce choix. Les résultats d’une enquête menée auprès de 1 169 étudiants de milieu rural ont souligné d’importantes différences entre les étudiants de première et de deuxième génération, entre autres en ce qui a trait à la structure familiale, la participation aux activités parascolaires, le rendement dans les études secondaires, les projets d’études postsecondaires et les sources de financement de telles études.

La seconde enquête, qui a porté sur un échantillon de 281 étudiants de premier cycle du niveau postsecondaire, a été conçue de façon à examiner la transition des étudiants issus d’un milieu rural au cours de leur première année d’université. Elle a aussi exploré les traits caractéristiques de la persévérance de ce groupe d’étudiants. L’étude a montré que les étudiants issus d’un milieu rural sont moins susceptibles que leurs homologues des villes d’entreprendre des études universitaires et que leur expérience de transition est qualitativement différente. Si plusieurs études ont porté sur la transition des élèves du secondaire à l’université, rares sont celles qui se sont interrogées précisément sur les facteurs susceptibles d’améliorer la persévérance à l’université des étudiants issus d’un milieu rural. Dans la foulée du modèle sur l’intégration des étudiants de Tinto et de celui sur l’adaptation des étudiants de Nora et Cabrera, cette étude met l’accent sur les rapports entre les résultats des étudiants au terme de leur première année, leurs expériences universitaires, ainsi que leurs caractéristiques démographiques et pré-universitaires.

Les résultats de ces deux études sont très pertinents, non seulement pour les écoles secondaires et les établissements postsecondaires, mais aussi pour les étudiants de niveau postsecondaire et leurs familles. De plus, ils peuvent s’étendre à d’autres administrations publiques dont la population rurale est comparable. Combinées, ces conclusions sont dignes d’intérêt, surtout si l’on tient compte du lien entre le déclin des populations rurales et de celui du nombre de jeunes en âge d’entreprendre des études postsecondaires au sein des collectivités rurales et, de ce fait, de l’important groupe des 18 à 21 ans, soit l’âge auquel les étudiants font habituellement leur entrée au collège ou à l’université.

Titre

Améliorer l’accès au collège des étudiants pauvres des groupes minoritaires : La perspective d’une université américaine chef de file en recherche

Présentateurs

Bernard Oliver, Diane Archer-Banks, Diana Melendez, Sophie Maxis et Jackie Basallo

Organisation

University of Florida

Pays concerné

États-Unis

Résumé

L’amélioration de l’accès aux études postsecondaires et de la sensibilisation des élèves pauvres issus de groupes qui y sont sous-représentés constitue un défi de taille pour les établissements d’études supérieures des États-Unis. La mise en œuvre, dans plusieurs États, de lois autorisant les établissements universitaires à faire fi de la composition raciale et ethnique a grandement exacerbé la lutte pour un accès plus équitable à l’éducation des étudiants pauvres, des étudiants de première génération et de ceux des groupes minoritaires. En quelques années, la mise en place de l’Alliance de l’University of Florida (UF) s’est avérée l’une des stratégies les plus originales et les plus fructueuses afin d’améliorer l’accès à l’enseignement postsecondaire des élèves issus de groupes qui y sont sous-représentés. L’Alliance travaille de concert avec six écoles secondaires de l’État de la Floride situées dans des milieux défavorisés sur le plan socioéconomique ou dans lesquels les élèves présentent de faibles résultats scolaires. L’Alliance consacre ainsi ses efforts : à la sensibilisation et au rayonnement précoces de l’enseignement postsecondaire; à des stratégies de renforcement de l’engagement parental envers l’éducation; au perfectionnement professionnel des enseignants et des administrateurs; à la formation et à la conception de modules à l’intention des élèves des écoles intermédiaires et de leurs parents; à des stratégies afin d’améliorer le passage de la 9e année à l’école secondaire; à des initiatives de maintien aux études et de soutien afin de venir en aide aux étudiants une fois qu’ils sont inscrits à l’université. Le volet le plus important de l’Alliance demeure la remise annuelle d’une trentaine ou d’une quarantaine de bourses d’études de quatre années à des élèves de l’Alliance afin qu’ils puissent fréquenter l’University of Florida. À ce jour, nos résultats sont impressionnants en ce qui concerne le taux de maintien aux études et l’engagement des étudiants dans des activités communautaires éducatives auprès d’écoles en milieu socioéconomique défavorisé ou dont la clientèle fait montre d’un faible rendement scolaire.

Ce document vise à décrire les activités d’un important partenariat de recherche universitaire auprès d’écoles situées en milieu grandement défavorisé ou dont la clientèle obtient de faibles résultats scolaires afin d’améliorer l’accès et le rayonnement de l’enseignement postsecondaire, tout en offrant du soutien dans le but d’atténuer les facteurs critiques qui influent de façon importante sur l’accès à l’éducation supérieure des enfants des groupes minoritaires. Les participants auront l’occasion de soulever des questions et de prendre connaissance de stratégies fructueuses qui permettent d’améliorer le taux d’inscription des étudiants issus de groupes minoritaires au sein d’une université de recherche de premier plan.

Titre

La série des jeux réels : Aider les étudiants du primaire et du secondaire à choisir leur programme d’études postsecondaires, leur tremplin vers la réussite

Présentateur

Phil Jarvis

Organisation

National Life/Work Balance

Pays concerné

Canada

Résumé

Cinq programmes d’apprentissage d’expériences professionnelles et de dynamique de la vie conçus pour les élèves de la 3e à la 12e année permettent aux jeunes d’explorer des scénarios engageants et amusants dans lesquels ils créent des communautés virtuelles d’adultes. À l’aide de jeux de rôle, les élèves imaginent et font l’expérience de « la vraie vie » : ils achètent des maisons et des autos; aménagent dans un nouveau voisinage; établissent leur budget et leur emploi du temps; jonglent avec leurs activités professionnelles, scolaires, ménagères et récréatives; planifient des voyages d’affaires et des vacances; et font face à l’imprévu. Ces jeux lient sans cesse les futures réalités de la vie adulte, les matières scolaires, les expériences personnelles et les parcours postsecondaires possibles. Ainsi, les élèves découvrent d’eux-mêmes pourquoi les études sont si importantes pour réussir à la fois sur les plans professionnel et personnel.

Élaborés au cours d’une période de plus de dix ans dans le cadre d’un partenariat sans but lucratif auquel ont participé des centaines — littéralement — de spécialistes du développement professionnel répartis dans tout le Canada, ces programmes ont été adoptés et adaptés par des autorités publiques fédérales et provinciales en matière d’éducation ainsi que dans certains États américains. Mis en œuvre à ce jour dans plus de 50 000 classes au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Irlande, ils ont, chaque année, aidé plus d’un million d’étudiants à visualiser leur odyssée vers une vie adulte remplie de succès. Après avoir fait l’essai de certaines composantes des programmes, les participants verront de quelle façon les enseignants des niveaux primaire, secondaire et postsecondaire peuvent collaborer afin que plus d’étudiants, dont ceux issus de groupes sous-représentés, puissent envisager les études postsecondaire en tant que tremplin vers le succès professionnel et personnel.

Titre

Le programme MIRES: une mesure préventive novatrice de la persévérance dans les domaines de la mathématique, des sciences et des technologies

Présentateurs

Simon Larose, Odette Garceau, Diane Cyrenne

Organisations

Université Laval; Cégep de Sainte-Foy; Collège Mérici

Pays concerné

Canada

Résumé

Le Programme MIRES (Mentorat pour l’Intégration et la Réussite des Étudiants en Sciences) met en contexte les connaissances actuelles sur la motivation et la persévérance en enseignement postsecondaire. Il s’agit d’une intervention structurée de mentorat par les pairs qui a comme objectif proximal de renforcer les sentiments de compétence, d’autodétermination, d’engagement et d’appartenance des étudiants admis dans des études en mathématiques, sciences et technologies (MST) au collégial et comme objectif distal d’assurer une plus grande persévérance et une relève scientifique dans ces domaines. MIRES implique le pairage d’étudiants terminant un baccalauréat en sciences et génie à l’université (les mentors) et d’étudiants nouvellement admis en MST au collégial (les protégés). Les mentors rencontrent au moins seize fois leurs protégés au cours de la première année d’études collégiales afin de les aider à intégrer et à répondre aux exigences de leur programme d’études, à consolider leur choix d’études et de carrière et à développer une culture étendue des MST. Lors de ces rencontres, les protégés s’engagent à préciser leurs attentes et objectifs aux mentors, à partager leurs préoccupations et à participer sérieusement aux activités planifiées par les mentors. Par ailleurs, plusieurs visites scientifiques et éducatives en laboratoires, entreprises ou industries sont incluses dans MIRES ainsi que deux conférences par des personnalités du secteur des MST. Ces activités ont pour buts de permettre aux protégés de créer des liens significatifs avec des membres de la communauté scientifique, de se familiariser avec les emplois dans les domaines des sciences et génie et des sciences de la santé et de démystifier la profession de scientifique et de professionnel des sciences. Tous les mentors recrutés par MIRES reçoivent une formation initiale de deux jours qui se poursuit pendant l’année scolaire par des rencontres individuelles et en sous-groupes. Cette formation, donnée par une conseillère pédagogique et une conseillère en orientation, est directement inspirée d’un modèle sociomotivationel de la persévérance en MST et vise à développer chez les mentors la capacité d’être sensibles aux problèmes du protégé, de donner des rétroactions utiles et informatives, de soutenir leur autonomie et de renforcer leurs sentiments de compétence disciplinaire. Une évaluation de l’impact du programme MIRES à partir d’un devis expérimental avec groupe de contrôle équivalent suggère que l’intervention joue un rôle important sur la qualité de vie de ses participants en améliorant leur motivation, leur maturité vocationnelle, leur culture scientifique, leur adaptation au collège, les relations qu’ils entretiennent avec leurs parents et enseignants ainsi que les taux de réussite et de persévérance en MST.

Titre

Les obstacles à la participation de la population adulte à l’enseignement postsecondaire au Québec : exemples, défis et quelques pistes d’action.

Présentateur

Dominique Olliver

Organisation

Institut de coopération pour l’éducation des adultes

Pays concerné

Canada

Résumé

Grâce à la diffusion de l’idée de l’éducation tout au long de la vie, l’éducation des adultes gagne en importance dans les politiques publiques. La publication au Québec d’une Politique gouvernementale d’éducation des adultes et de formation continue illustre cette tendance. Des phénomènes comme le vieillissement de la population active et les pénuries de main-d’œuvre qualifiée interpellent avec plus d’urgence l’éducation des adultes.
 
Au Québec, les experts et les intervenants du milieu de l’éducation des adultes font souvent référence au bas taux de participation à l’éducation des adultes. Ces dernières années, des études sur les obstacles à la participation ont  expliqué une partie des raisons de ces bas taux de participation. En octobre 2005, l’ICÉA a organisé un Rassemblement sur les perspectives de l’éducation et de la formation continue des adultes lors duquel 300 participants ont débattu de la question des obstacles à la participation.
 
De manière générale, le thème des obstacles à la participation se pose aussi dans le domaine de l’éducation des adultes. C’est pourquoi, l’ICÉA souhaite pouvoir présenter cette problématique dans le cadre de la conférence internationale sur les stratégies pour accroître la participation aux études postsecondaires. Le plan de la communication aura quatre parties : portrait général de la participation de la population adulte à l’enseignement postsecondaire au Québec; les obstacles à la participation de la population adulte à l’enseignement postsecondaire au Québec; stratégies de l’État québécois et des établissements d’enseignement; et les défis et les pistes d’action.

Titre

Stratégies et pratiques des établissements d’enseignement visant à rehausser l’accessibilité aux études supérieures et la réussite de ces études chez les groupes sous-représentés.

Présentateur

Gaële Goastellec

Organisation

Université de Lausanne

Pays concerné

États-Unis; Afrique du Sud

Résumé

L’augmentation de l’accessibilité aux études supérieures a longtemps été associée à la massification et conjuguée à la différenciation externe et interne des établissements. Pour autant, face aux limites des effets de la massification sur l’équité d’accès des différents groupes sociaux, ont progressivement émergé de nouvelles stratégies et pratiques visant à aplanir les écarts. Au niveau des politiques nationales, nous avons démontré par ailleurs que les normes d’accès à l’enseignement supérieur avaient évolué d’un « mérite hérité » à un principe d’égalité formelle, puis à un objectif d’égalité dans les opportunités. Dans ce contexte, quelles sont les stratégies et pratiques mises en œuvre par les établissements d’enseignement supérieur et comment expliquer la diversité des politiques institutionnelles?

Sur la base de recherches (quantitatives et qualitatives) menées dans des établissements d’enseignement supérieur contrastés aux États-Unis et en Afrique du Sud et d’une mise en perspective internationale via une recherche collective portant sur les politiques nationales d’accès à l’enseignement supérieur, cette communication analyse le développement des pratiques visant l’équité dans l’accès au regard du contexte de leur production.

Ces pratiques ne sont pas uniformément développées par les établissements. D’un côté, différents répertoires d’action coexistent, qui peuvent être utilisés distinctement ou conjointement par les établissements (actions au niveau des lycées, processus spécifiques d’admission, limitation des frais d’inscription et financement des études…). De l’autre, les publics cibles de ces politiques institutionnelles varient notamment en fonction de leur situation sur le marché national de l’enseignement supérieur et de leur lecture des inégalités sociales. Ces pratiques ne sont pas développées par l’ensemble des établissements d’un système national d’enseignement supérieur, mais peuvent l’être par certaines universités comme par des établissements de formation postsecondaire (comme les Community College aux États-Unis).

A partir d’études de cas, cette communication cherche à saisir les logiques à l’œuvre dans l’adoption par certains établissements de politiques de compensation des inégalités d’accès, à la fois comme production d’une histoire universitaire, d’un contexte, d’une organisation et d’un positionnement institutionnel.

Titre

Les Parcours étudiants et les territoires : De L’efficacité pédagogique aux incohérences du système

Présentateur

Georges Felouzis

Organisation

Université de Genève

Pays concerné

France

Résumé

L’une des stratégies adoptées par l’enseignement supérieur français pour diversifier le recrutement social des étudiants a été, à partir du début des années 1990, de « territorialiser » les universités. Cette territorialisation a consisté à ouvrir dans les villes moyennes des formations universitaires de première et deuxième année pour rehausser l’accessibilité aux études supérieures et la réussite des étudiants de milieux sociaux désavantagés (milieux ouvrier et petits employés essentiellement). Cette politique a porté ses fruits au sens où elle a favorisé la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Toutefois, elle a eu aussi des
conséquences sur la dispersion de l’offre de formation sur le territoire, et de là ont émergé, à partir des années 1990, des questionnements sur les conséquences de cette territorialisation, notamment en termes d’effet d’établissement. Et, de fait, la question des effets d’établissement dans les universités fait partie des interrogations les plus actuelles sur l’enseignement supérieur et l’égalité d’accès aux études et aux diplômes. Dans le nouveau contexte universitaire créé par l’autonomie croissante des établissements, la mise en place de la réforme du LMD (Licence-Master-Doctorat ) et les liens étroits qui unissent les établissements à leur territoire, on peut s’interroger sur les parcours étudiants dans leurs relations à la diversité des établissements, des lieux d’étude et des conditions d’apprentissage qui en découlent. Les « nouveaux étudiants » recrutés dans les sites délocalisés ont-ils les mêmes chances de réussite que ceux inscrits dans les « grandes » universités? En quoi les parcours étudiants sont-ils dépendants du lieu d’étude? La politique de création de sites délocalisés a‑t‑elle vraiment favorisé la réussite d’étudiants jusqu’ici laissés à l’écart des études supérieures?

Les données sur lesquelles nous baserons notre communication sont issues du fichier
SISE, constitué par l’ensemble des étudiants primo-entrants en 1997 dans une  formation universitaire en Aquitaine. Cela représente plus de 11 800 étudiants dont on a reconstitué le parcours sur quatre ans. Ces données ont fait l’objet d’un rapport de recherche dont les références sont en annexe.

Les questions qui seront abordées concernent à la fois l’efficacité et l’équité de

l’enseignement universitaire. Non plus seulement au plan de l’origine sociale et scolaire des étudiants, ni encore de leurs « conditions de vie », mais à celui de leur lieu d’étude et de leur territoire d’insertion. Et, inévitablement, se conjuguent les interrogations sur l’efficacité des sous-systèmes créés par chaque site d’enseignement pour une discipline donnée, et celles sur l’égalité des chances de réussite, quels que soient son lieu d’inscription et son université.

Titre

Les parcours étudiants au Canada : Une comparaison interprovinciale

Présentateurs

Pierre Doray, Sylvain Bourdon, Élise Comoé, Stéphane Moulin, Jake Murdoch, France Picard

Organisations

Université de Montréal; Université de Sherbrooke; Université du Québec à Montréal; Université Laval

Pays concerné

Canada

Résumé

L’éducation est une compétence provinciale, selon la constitution du Canada. Ainsi, chaque province a développé son système d’éducation selon ses dynamiques sociohistorique propres. Il existe plus de dix « organisations scolaires » plus ou moins différentes les unes des autres, donnant aux différents établissements, universités, collèges, instituts techniques, collèges communautaires, etc. des rôles souvent différents. Dès lors, nous pouvons nous demander si les étudiants s’orientent au sein de l’enseignement supérieur de la même manière d’une province à l’autre. En d’autres mots, les parcours des étudiants sont-ils les mêmes dans toutes les provinces? Ces différences sont-elles le résultat de l’organisation scolaire ou des caractéristiques sociales ou personnelles des étudiants?
                                                                                                    
La présente communication est une première étape dans une meilleure compréhension des processus sociaux en jeu dans les parcours étudiants, étape nécessaire avant de penser des interventions. Les parcours sont construits par la dynamique qui s’établit entre la structure sociale et les caractéristiques sociales et culturelles des individus. En effet, selon les politiques éducatives, mais aussi selon les caractéristiques personnelles, les conditions de vie familiale, la situation socio-économique de la famille, le milieu de vie, les jeunes peuvent suivre un parcours linéaire (parcours sans interruption suivant la structure officielle) ou hachuré (parcours entrecoupé de changement de programmes, de retour aux études, de passage sur le marché du travail, etc.).

Plus précisément, cette communication vise à décrire des parcours scolaires et à comparer leur importance dans chaque province, ce qui n’a pas été réellement réalisé au Canada, où les comparaisons entre les provinces sont peu nombreuses.

Titre

De la connaissance scientifique à l’action; Réflexion sur un transfert de connaissances visant à favoriser une plus grande participation aux études postsecondaires

Présentateurs

Pierre Chenard, Geneviève Gourde, Amélie Groleau, Martin Ringuette

Organisations

Université de Montréal; Université du Québec; Université du Québec à Montréal

Pays concerné

Canada

Résumé

Développer de nouvelles stratégies visant à augmenter le taux de participation aux études postsecondaires implique, en premier lieu, la production de connaissances sur le parcours des étudiants (et des non-étudiants) et, en second lieu, le transfert des savoirs acquis vers les décisideurs et les intervenants qui agissent sur le terrain. Pour y arriver, il est nécessaire que les connaissances soient transmises et, surtout, intégrées par des acteurs compétents qui les assimileront et les traduiront en actions concrètes. Or, la condition fondamentale pour transformer la connaissance en action est sa véritable appropriation par des utilisateurs qui agissent et interagissent sur le terrain pour et avec les étudiants. Et cette appropriation requiert plus que la simple disponibilité de l’information. En effet, il ne suffit pas de diffuser l’information; il importe de sensibiliser les acteurs concernés aux problématiques étudiées, de les impliquer dans le processus de réflexion alimentant la production de connaissances et de leur proposer des outils et activités de transfert de connaissances adaptés à leur réalité et visant l’appropriation et l’utilisation de ces connaissances.

C’est en partant de ce postulat que l’équipe de transfert du projet Transitions élabore et expérimente actuellement un modèle opérationnel de transfert et d’échange de connaissances dans le domaine de l’enseignement postsecondaire. D’une part, dans sa dimension « recherche », le projet Transitions entend proposer de nouveaux éléments de connaissances pour mieux comprendre les inégalités d’accès et la persévérance aux études postsecondaires au Canada. D’autre part, dans sa dimension « transfert », le projet veut faire en sorte que les acteurs de l’enseignement postsecondaire –dirigeants, professeurs, professionnels des services aux étudiants, etc. – s’approprient les résultats de la recherche pour les transformer en politiques et pratiques novatrices et ainsi favoriser l’accès et la persévérance aux études postsecondaires.

ourquoi et comment mettre en place une dynamique de transfert de connaissances dans le contexte d’une recherche sur les parcours étudiants? L’équipe de transfert du projet Transitions pose la question et propose des pistes de réflexion pour explorer les opportunités et les écueils d’un processus appelé à influencer les façons de faire et utiliser la recherche en éducation.

Titre

S'attaquer au taux d'abandon des collèges d'Ontario : des stratégies d'amélioration du taux de persévérance aux études des étudiants perçus comme à risque

Présentateur

Fiona Bain-Greenwood

Organisations

Confederation College, Mohawk College, Seneca College

Pays concerné

Canada

Résumé

L'augmentation actuelle du taux d'inscription de nombreux établissements masque en réalité une bataille commune : contrer le nombre important d'étudiants qui arrêtent ou abandonnent leur programme d'études. Pour certains collèges d'Ontario, c'est 50 pour cent des étudiants inscrits qui ne termineront pas leurs études. Des recherches ont servi à démontrer clairement les nombreuses raisons pour lesquelles les étudiants abandonnent leurs études collégiales ou universitaires, mais peu d'initiatives tentent d'identifier ces étudiants avant qu'ils ne quittent.
 
Les Fondations pour le succès, un projet pilote sous l'égide de la Fondation canadienne des bourses d'études du millénaire et lancé en partenariat avec le Confederation College, le Mohawk College et le Seneca College, a pour but l'identification des étudiants jugés à risque de ne pas compléter leurs études en raison de compétences linguistiques inférieures aux exigences collégiales, d'un manque de clarté dans leur plan de carrière ou de difficultés à s'adapter à de nouveaux environnements.
 
Au cours de cette communication, nous présenterons le plan de recherche de cette initiative, notamment la méthodologie employée, le recrutement des participants et les succès remportés à court terme.

Titre

Développement de carrière et politiques publiques : la tendance internationale et le rôle du Canada

Présentateur

William A. Borgen, Lynne Bezanson

Organisations

Université de Colombie-Britannique, Fondation canadienne pour le développement de carrière

Pays concerné

Canada et autres pays

Résumé

Une tendance vers l’établisement d’un lien entre le développement de carrière et les politiques publiques se fait sentir à l’échelle mondiale. C’est ce qui ressort de quatre symposiums, dont le dernier a eu lieu en Écosse, en octobre 2007, et où se sont réunis 26 pays de même que les représentants du Centre International pour le développement des services d’orientation professionnelle et scolaire et la politique publique (ICCDPP, www.iccdpp.org). Cette séance permettra de faire ressortir cinq thèmes abordées lors du symposium écossais : l’harmonisation des objectifs sociaux et économiques; le leadership stratégique; la gestion de la diversité; les preuves de l’impact; le rôle du citoyen. On y exposera les conclusions du rapport de l’OCDE sur le Canada et les recommandations d’un Symposium pancanadien (Canada’s Career Development Report Card). On y examinera la manière dont le Canada peut bénéficier des réseaux internationaux importants, comme le European Lifelong Guidance Policy Network et le ICCDPP ainsi que les défis posés aux décideurs, aux chercheurs et aux praticiens

Titre

L’argent et le développement professionnel font-ils la différence? Le projet pilote Un avenir à découvrir et ses initiatives pour ouvrir l’accès à l’éducation postsecondaire

Présentateur

Margie Layden-Oreto; Connie Korchak

Organisations

ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick; Éducation, citoyenneté et jeunesse Manitoba

Pays concerné

Canada

Résumé

Les disparités en matière d’accès à l’éducation parmi les étudiants provenant de différents milieux socio-économiques ont conduit les décideurs à élaborer des stratégies pour faciliter l’accès et accroître le nombre d’inscriptions aux études postsecondaires. Le projet pilote Un avenir à découvrir mis sur pied par la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire vise à aider les décideurs à définir les types de programmes susceptibles de faciliter l’accès aux études pour les groupes d’étudiants traditionnellement sous-représentés au niveau postsecondaire, tels que les jeunes issus de familles à faible revenu et les étudiants dont les parents ne possèdent pas de diplôme d’études postsecondaires.

Les obstacles à l’éducation postsecondaire semblent apparaître dès le début du parcours scolaire des enfants, bien avant que ces derniers atteignent l’âge d’envisager des études postsecondaires. Par conséquent, deux initiatives ont été mises en place pour aider les étudiants à surmonter ces obstacles précoces et à modifier leurs aspirations, leurs orientations et leur cheminement au cours de leurs études secondaires et postsecondaires.

« Explorez vos horizons » est le nom d’un projet d’information, de conseil et d’orientation destiné à mieux faire connaître les choix qui s’offrent aux étudiants participants après le secondaire et sur le marché du travail ainsi que les avantages sociaux que procure une formation postsecondaire. Une série d’ateliers répartis sur trois ans, un site Web et un magazine permettront aux étudiants de s’informer et d’acquérir les compétences nécessaires pour utiliser cette information à bon escient.

« Le fonds du savoir » promet aux étudiants en fin de 9e année et issus d’une famille au revenu inférieur à la médiane une bourse allant jusqu’à 8 000 $, qui leur sera versée une fois qu’ils auront obtenu leur diplôme d’études secondaires et qu’ils auront été acceptés dans un programme postsecondaire agréé.
En 2004 et 2005, 5 400 étudiants de 9e année des provinces canadiennes du Nouveau-Brunswick et du Manitoba ont été sélectionnés. Le projet prévoit de suivre les progrès scolaires des participants jusqu’en 2010. Un modèle rigoureux d’évaluation par assignation aléatoire permettra de mesurer l’efficacité d’une telle initiative.

Le présent article expose les premières conclusions de la mise en œuvre du projet pilote Un avenir à découvrir après une année complète d’application. L’analyse prend en compte le facteur réussite dans le recrutement des étudiants les mieux à même de bénéficier de ces initiatives. Le niveau de participation active parmi les étudiants est soumis à examen, en particulier celui des étudiants les plus aptes à surmonter certains obstacles qui entravent l’accès aux études postsecondaires. L’article décrit les répercussions attendues, provisoires et à long terme, de ces interventions novatrices.

 

Titre

L’accès aux études : un problème toujours criant

Présentateur

Dana Sheikh

Organisation

UNESCO House

Pays concerné

"EU"

Résumé

Ceratines questions reliées à l’éducation continuent de mettre à l’épreuve nos perceptions et notre capacité à réconcilier des choses en apparence irréconciliables. Elles remettent en question notre approche, notre attitude, l’importance que nous accordons à l’équité, nous forçant ainsi à nous repositionner.

La question de l’accès en fait partie. En cherchant à niveler les chances, nous sommes amenés à nous demander qui nous sommes vraiment. Car ce sont ces questions qui font ressortir le caractère humain de notre société et l’importance que nous accordons à la justice et au respect des droits de la personne. La question n’est pas de savoir qui s’engage, ni où, ni dans quel programme, ni à quel niveau, ni dans quel but, ni avec q